Répression d’État au Québec: les injonctions, la loi spéciale, et après ?

Collège Lionel-Groulx, le 15 mai 2012. Une injonction oblige la reprise des cours, faisant fi de la décision collective des étudiantEs de faire grève prise démocratiquement et en toute légalité en assemblée générale. Une ligne de piquetage ferme se dresse dès 7h. La directrice de l’établissement fait ensuite appel à la SQ pour que l’accès au collège ne soit plus entravé. Vers 9h, une cinquantaine de professeurEs forment un cordon dans le but d’éviter ou de réduire la violence policière contre les étudiantEs (comme ça s’était produit au collège de Rosemont la veille) et de ralentir la marche de l’escouade. Dans ce face-à-face tendu qui a duré plus de 30 minutes, un professeur, refusant de reculer, s’écroule en larmes avant d’être arrêté.

Peu de temps après, la SQ fonce dans les étudiant.e.s avec gaz et matraques. Trois jours plus tard, le gouvernement Charest passait sa loi 78 qui donnent encore plus de pouvoir à la police…

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